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Évangile et vie

 






L’Évangile au petit déjeuner
Pensées matinales des membres de la famille Castaldi (Saronno, Italie), réunis pour prier et grandir ensemble.
Réflexions offertes à tous visant à encourager la prière dans les familles chrétiennes du monde. 
La version française a été éditée par Francesca Adragna-Castelli et elle a été coordonnée par Gabriele Bottai

766 - L’eucharistie, source d’énergie divine

05-Aug-2018 - XVIII Dimanche du Temps Ordinaire
Parole de Dieu            
La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas là, …. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm …. L'ayant trouvé sur l'autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici?» Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés. Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme …. Ils lui dirent alors : « Que faut-il faire pour travailler aux oeuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit: « L'oeuvre de Dieu …. Au désert, nos pères ont mangé la manne …. le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif. Jn 6,24-35
Pensées             
Il y a une forme de religiosité qui vise entièrement à suivre les aspects extérieurs de la foi, et il y en a une autre dans laquelle l’homme s’ouvre pour accueillir le Seigneur sans préjugés quels qu’ils soient. La première – nous dit aujourd’hui Jésus en rapportant un passage du prophète Isaïe – est une forme de religiosité des lèvres, la deuxième est celle du coeur. Ou encore, dans l’une la place revient aux coutumes, dans l’autre elle revient au Seigneur et à l’homme. Il y a toujours le risque de se défendre contre l’audace du projet de Dieu, en se crispant sur les règles et les traditions qui sont presque toujours le fruit de la ruse des puissants plutôt que de la justice à l’égard des faibles. Cependant les lois existent et il n’est pas légitime de s’en détourner sans d’abord essayer de les changer : Jésus ne l’a pas fait. Au contraire, l’évangile est un véritable mouvement incessant qui change les habitudes des hommes afin de les conformer à la pensée de Dieu. Dans l’Église d’aujourd’hui, d’aucuns cherchent à concilier l’accueil des immigrés clandestins avec la légalité et d’autres sont partisans d’un accueil inconditionnel mais négligent leur intégration légale. Les chrétiens doivent croire et affirmer que l’homme est plus important que n’importe quelle loi : c’est ce que dom Francesco, le curé de Castiglioncello, a affirmé lors d’un entretien avec nous d’il y a quelque jours.
Tout en partageant ce principe, nous avons plutôt affirmé l’importance de l’aspect légal, en nous demandant par la suite pourquoi nous l’avons fait. Il est vrai que croire au caractère central de l’homme qui prime toute loi, c’est croire dans l’évangile qui annonce la fin de l’aliénation de la personne. Toutefois, à notre avis, la solution est différente : l’Église doit faire ce qui lui appartient pour changer les lois d’une société déchristianisée, mais elle ne peut pas faire comme si elles n’existaient pas et doit s’y conformer même si elle doit subvenir aux besoins immédiats. D’après nous, en effet, accueillir l’étranger pour subvenir à ses besoins immédiats est un acte de charité, alors que faciliter son séjour dans le territoire en enfreignant toute loi est un acte de prévarication sociale. Notre fils Gianluca a bien compris cette différence : il se prodigue pour subvenir aux premières nécessités des sans-papiers et leur intégration légale. Toutefois, quand ceci n’est pas possible, il s’active pour leur rapatriement dans leur pays d’origine.


 

Anna Maria Rossi e Pierluigi Castaldi
via Gaudenzio Ferrari, 29 - 21047 Saronno (VA) ITALY