italiano english française español español

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
accueil
à propos de nous
ce que nous offrons
pourquoi nous prions
Évangile et vie

 






L’Évangile au petit déjeuner
Pensées matinales des membres de la famille Castaldi (Saronno, Italie), réunis pour prier et grandir ensemble.
Réflexions offertes à tous visant à encourager la prière dans les familles chrétiennes du monde. 
La version française a été éditée par Francesca Adragna-Castelli et elle a été coordonnée par Gabriele Bottai

935 - La résurrection finale

02-Nov-2017 - La Commémoration des tous les Fidèles Défunts
Parole de Dieu
Ces deux textes des Écritures, le premier tiré du livre de Job et le deuxième de l’Évangile de Jean, sont l’un plus consolant de l’autre : le premier nous éclaire sur ce qui se passera à la fin de nos jours terrestres, le deuxième annonce notre résurrection à la fin des temps. Nous ne savons pas quand ceci arrivera, mais nous savons que ceci arrivera. À la fin de la vie – dit Job – quand toute la poussière que nous aurons soulevé au cours de nos jours terrestres ce sera déposée, nous verrons Dieu tel qu’il est, et cette vision représentera l’essence du paradis pour l’éternité. Une légende raconte qu’un jour, un moine vivant dans un couvent, en pensant au paradis comme à la vision éternelle de Dieu, s’est exclamé : “ Quelle barbe regarder Dieu face à face pour l’éternité ! ” Pendant qu’il était plongé dans ces idées, il se leva et ses jambes le portèrent dans un bosquet entourant le couvent duquel arrivait le chant d’un rossignol. Il resta immobile pour l’écouter pendant un certain temps et à la fin, en rentrant au couvent, personne ne le reconnaissait plus et luimême ne se rappelait d’aucun des moines présents. En fouillant dans les papiers du passé, on trouva que ce moine avait vécu il y a quatre cents ans. “ Voilà comment le Seigneur a fait – s’exclama le moine – pour m’expliquer ce qu’est le paradis. Si, en écoutant le chant d’un rossignol, quatre cents ans ce sont écoulés sans que je m’en rende compte, comment pourrai-je m’ennuyer de la vision de Dieu pour l’éternité ? ” Alors que ceci arrivera dans le paradis, dans la dimension du monde – nous dit l’Évangile de Jean – le temps passera et à un moment donné il terminera ; il y aura alors la parousie, le retour glorieux du Christ et la résurrection finale des corps. Nous ne savons pas comment tout ceci se passera mais, puisque Jésus de Nazareth est ressuscité, notre corps un jour ressuscitera lui-aussi. Ce sera la grande fête car nous avons bien aimé notre corps, jeune au début et ensuite vieillissant au fil des ans ; c’est lui qui nous a permis de soulever toute cette poussière dont parle Job. C’est bien ce qui se dégage de nos lectures d’aujourd’hui et c’est aussi notre conviction.
Pensées
Les êtres vivants, les plantes et les animaux, procréent d’autres êtres vivants ; la fontaine fait couler l’eau qui lui arrive ; les corps transmettent la chaleur reçue ; l’univers est un merveilleux équilibre dynamique d’astres qui se maintiennent en mouvement ordonné les uns avec les autres ; et les hommes aiment, car ils sont aimés par Dieu et par les autres hommes. C’est bien là, dans la création, un principe fondamental : l’on ne peut garder pour soi, comme si c’était une propriété exclusive, ce que l’on a reçu des autres. Ce dynamisme naturel s’applique encore plus à la foi : «tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauvés» Or, comment invoquer le Seigneur sans avoir d'abord cru en lui ? Comment croire en lui sans avoir entendu sa parole ? Comment entendre sa parole si personne ne l'a proclamée ? Comment proclamer sans être envoyé ? C'est ce que dit l'Écriture :Comme il est beau de voir courir les messagers de la Bonne Nouvelle! …. C'est donc que la foi naît de ce qu'on entend ; et ce qu'on entend, c'est l'annonce de la parole du Christ». De même que les êtres vivants ne peuvent s’abstenir de transmettre la vie et la fontaine se passer de faire couler l’eau qui lui arrive, il est impossible de recevoir le don de la foi et de le garder pour soi seulement. Le témoignage de l’évangile, bien avant d’être un mandat et un devoir, est d’abord un besoin irrésistible qui jaillit de l’intérieur et se conjugue avec le besoin et le droit que tous, «les Juifs et les païens», ont de connaître Jésus Christ, de parvenir à la foi, de recevoir de la vie les réponses qu’ils attendent depuis toujours et d’être sauvés. Évangéliser veut donc dire recevoir et transmettre continuellement le Saint Esprit et le message de l’évangile, comme la fontaine reçoit et, en même temps, distribue l’eau. S’il n’en était pas ainsi, la vie, la foi, l’amour et le partage de ce qu’on est et de ce qu’on a disparaîtraient du monde et les fontaines deviendraient des flaques malodorantes. Annoncer l’évangile c’est vivre et transmettre la vie : une église qui n’évangélise pas n’est pas Église et un chrétien qui ne témoigne pas l’évangile est un chrétien qui a pris tristement sa retraite.


 

Anna Maria Rossi e Pierluigi Castaldi
via Gaudenzio Ferrari, 29 - 21047 Saronno (VA) ITALY