italiano english française español español

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
accueil
à propos de nous
ce que nous offrons
pourquoi nous prions
Évangile et vie

 






L’Évangile au petit déjeuner
Pensées matinales des membres de la famille Castaldi (Saronno, Italie), réunis pour prier et grandir ensemble.
Réflexions offertes à tous visant à encourager la prière dans les familles chrétiennes du monde. 
La version française a été éditée par Francesca Adragna-Castelli et elle a été coordonnée par Gabriele Bottai

203 - Personne n’est prophète dans son pays

06-Feb-2019 - IV semaine du Temps Ordinaire - Mercredi
Parole de Dieu            
Jésus est parti pour son pays …. Et jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d'étonnement, disaient : « D'où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses soeurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur disait : « Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Il s'étonna de leur manque de foi. Mc 6,1-6
Pensées             
Quand j’étais enfant j’habitais à Sieci, un village de la campagne toscane côtoyé par le fleuve Arno qui arrive jusqu’à Florence. À cette époque-là, les notables du village étaient le curé, le pharmacien, le chef de gare et ma mère qui était une maitresse ; elle avait a appris à plusieurs générations de personnes à lire, à écrire et à faire les calculs. Puisqu’elle était haute et imposante, les habitants de Sieci l’appelaient “ la maestrona ” et, voilà pourquoi j’étais pour tous le fils de la “ maestrona ”. Depuis lors j’ai grandi, je suis devenu ingénieur et, à cause de ma profession, j’ai fait le tour du monde ou presque, mais quand je passe par Sieci pour rendre visite à mes parents qui reposent au cimetière, pour les personnes âgées du village – qui jadis étaient des jeunes garçons comme moi – je suis toujours le “ fils de la maestrona ”. La même chose est arrivée à Jésus : alors qu’à Capharnaüm, Bethsaïde et dans les autres villages de la Galilée il était devenu un personnage publique et il accomplissait beaucoup de miracles, à Nazareth il était toujours le fils du charpentier. Ainsi, quand il y retournait et il racontait ses paraboles qui dévoilaient les mystères du royaume des cieux, les gens, tout en éprouvant de l’admiration, se demandaient d’où venait toute cette sagesse qui émanait du fils du charpentier. À Nazareth Jésus n’a jamais suscité la foi comme dans les autres villes, voilà pourquoi il n’a pas pu y accomplir beaucoup de miracles. Les miracles de Jésus, en effet, découlent de la puissance divine du Seigneur assortie de la foi des personnes qui s’adressent à lui. Jésus a toujours été attristé par cette situation, non pas parce qu’il souhaitait de l’admiration dans sa ville mais parce qu’il était désolé de ne pas pouvoir aider tous ceux qu’il connaissait depuis son enfance et de ne pas pouvoir guérir leur corps mais surtout leur esprit comme il le faisait dans toute la Palestine. Ce chagrin nous révèle combien Jésus est proche à chacun de nous et combien il est humain, tout en restant le Fils de Dieu et Dieu lui-même. C’est à Nazareth plus que dans n’importe autre lieu que les deux natures de Jésus, la nature humaine et la nature divine, ont été si distinctes et si séparées. Pour nous, toutefois, elles ne le sont pas, et chaque jour nous continuons à faire l’objet de sa providence, de sa grâce et de ses guérisons qui sont non seulement intérieures mais aussi physiques.


 

Anna Maria Rossi e Pierluigi Castaldi
via Gaudenzio Ferrari, 29 - 21047 Saronno (VA) ITALY