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Évangile et vie

 






L’Évangile au petit déjeuner
Pensées matinales des membres de la famille Castaldi (Saronno, Italie), réunis pour prier et grandir ensemble.
Réflexions offertes à tous visant à encourager la prière dans les familles chrétiennes du monde. 
La version française a été éditée par Francesca Adragna-Castelli et elle a été coordonnée par Gabriele Bottai

245 - Jésus et le scribe

07-Jun-2018 - IX semaine du Temps Ordinaire – Jeudi
Parole de Dieu
Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s'avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ?» Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. »
Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » Mc 12,28-34
Pensées
Dans l’évangile d’aujourd’hui se trouve le seul débat de Jésus dépourvu de toute polémique. Bien au contraire, cette petite scène dans laquelle on ne comprend pas qui est le maître et qui est le disciple est vraiment sympathique. « Fort bien, Maître », dit le scribe. « Bravo (sous-entendu) !, tu n'es pas loin du royaume de Dieu », répond Jésus du haut de son rôle. En effet, ce scribe est d’accord sur tout ce que Jésus affirme. Il est aussi d’accord sur le fait que le deuxième commandement est celui d’aimer son prochain et que celui-ci est même semblable au premier, aimer Dieu. L’identification de l’amour de Dieu et du prochain est fondamentale car elle permet à l’homme de vivre en harmonie avec lui-même sans être déchiré entre ces deux amours, chacun desquels exige toujours tout. À partir de ce deuxième commandement naît une personne réconciliée, qui arrive à voir le visage de Dieu dans les personnes qu’elle rencontre tous les jours. Du reste, du concept chrétien que Dieu est Père découle qu’il y a paternité divine s’il y a fraternité entre les hommes. Certainement, ce Dieu que nous voyons dans le frère revêt une image différente : c’est un Dieu glorifié chez le « saint » et un Dieu crucifié chez le « pécheur », mais il s’agit toujours du visage de Dieu. Cette identification introduite par Jésus, entre le premier et le deuxième commandement, est un élément nouveau dans l’histoire d’Israël, et en tant que tel il aurait pu être refusé de la part d’un esprit traditionaliste comme celui du scribe.
Le scribe d’aujourd’hui, peut-être simplement pour se montrer théologiquement à l’avant-garde, partage l’affirmation de Jésus. Toutefois, malgré cette correspondance théologique sur les commandements, ce scribe est proche du royaume de Dieu mais il n’y est pas encore entré. Qu’est-ce qui lui empêche d’entrer ? C’est le fait de reconnaître en Jésus le Maître mais non pas le Seigneur, et on n’entre dans le Royaume que si l’on reconnaît la souveraineté de Jésus. Ce sujet pourrait ne concerner que le scribe, si ce n’était que nous aussi, tous les jours, nous courons le risque de reconnaître Jésus comme Maître et non pas comme Seigneur. Il suffit pour cela d’interroger les Écritures sans impliquer notre coeur et notre foi, en nous servant simplement de notre esprit.


 

Anna Maria Rossi e Pierluigi Castaldi
via Gaudenzio Ferrari, 29 - 21047 Saronno (VA) ITALY