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Évangile et vie

 






L’Évangile au petit déjeuner
Pensées matinales des membres de la famille Castaldi (Saronno, Italie), réunis pour prier et grandir ensemble.
Réflexions offertes à tous visant à encourager la prière dans les familles chrétiennes du monde. 
La version française a été éditée par Francesca Adragna-Castelli et elle a été coordonnée par Gabriele Bottai

845 - La mission n’est pas toujours un succès

02-Feb-2019 - IV Dimanche du Temps Ordinaire
Parole de Dieu            
Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. » Tous .... s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. .... : « Sûrement vous allez me citer le dicton : 'Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s'est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays !' » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. » A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline .... pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin. Lc 4,21-30
Pensées             
Dans l’évangile d’aujourd’hui on respire le pathos des moments importants de la vie. C’est le premier discours public de Jésus dans la ville de Nazareth, et il y a une grande attente puisqu’il a accompli un grand nombre de miracles à Capharnaüm. Après avoir annoncé le message d’Isaïe, Jésus proclame que lui est le messager : « Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. » Au début, ses paroles ont du succès et « tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.” (Lc 4,20) Cependant, les personnes présentes lui demandent de passer des paroles aux faits et d’accomplir parmi eux les mêmes signes qu’il avait accompli à Capharnaüm. Jésus se rend compte, toutefois, que la foi dans la synagogue ne suffit pas pour que des miracles se manifestent, c’est pourquoi il refuse cette invitation en ajoutant : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. » Et il n’accomplit aucun miracle. À ces mots, dans la synagogue, tous deviennent furieux, ils se lèvent et poussent Jésus hors de la ville. La première annonce du salut à Nazareth est donc un véritable échec. Qui sait pourquoi Luc a commencé son évangile par cet événement négatif de la vie publique de Jésus qui a vécu des persécutions mais aussi plusieurs succès acclamés par la foule et par ses disciples. Peut-être Luc veut-il tout de suite enlever aux missionnaires de tout lieu et de tout moment l’illusion que l’évangélisation n’est qu’une succession de triomphes. Ou alors, il veut faire passer le message que pour faire propre les vérités de l’Évangile et voir les signes qui l’accompagnent il est nécessaire d’être prédisposés à l’accueil de la personne de Jésus comme étant le fils de Dieu. Peut-être Luc ne s’est-il guère posé tous ces problèmes et il a simplement suivi ce qu’il estimait être la succession chronologique des événements. Toutefois, malgré ce premier échec, le passage d’aujourd’hui nous permet, nous qui le lisons, de saisir la grande liberté de Jésus face à des personnes qui sont peu disposées à l’accueillir comme étant le Christ. Il se lève et dit ce qu’il doit dire, fait ce qu’il doit faire, mais le problème de l’accueil de la parole annoncée n’est pas son problème : c’est un problème qui relève de son Père et de l’Esprit Saint. Dans le passage d’aujourd’hui, Jésus commence par mettre en pratique ces convictions apostoliques dont la théorie se dégagera dans la parabole du grain jeté par un homme dans le terrain : « Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ : nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. » (Mc 4,26-27) Voilà le message principal de l’évangile d’aujourd’hui.


 

Anna Maria Rossi e Pierluigi Castaldi
via Gaudenzio Ferrari, 29 - 21047 Saronno (VA) ITALY