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Évangile et vie

 






L’Évangile au petit déjeuner
Pensées matinales des membres de la famille Castaldi (Saronno, Italie), réunis pour prier et grandir ensemble.
Réflexions offertes à tous visant à encourager la prière dans les familles chrétiennes du monde. 
La version française a été éditée par Francesca Adragna-Castelli et elle a été coordonnée par Gabriele Bottai

065 - Le mystère du péché

11-Jan-2019 
Parole de Dieu
Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; celui-ci, en voyant Jésus, tomba la face contre terre et lui demanda : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » A l'instant même, sa lèpre le quitta. Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ta guérison sera pour les gens un témoignage. » On parlait de lui de plus en plus. De grandes foules accouraient pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait. Lc 5,12-16
Pensées
On raconte que Leonard da Vinci a mis plus de vingt ans à peindre, dans la campagne toscane de Mugello, son célèbre tableau la Cène représentant la dernière cène de Jésus avec les apôtres. Il semble qu’au début il lui a fallu beaucoup de temps pour trouver la personne lui pouvant servir de modèle pour son tableau. Enfin, il trouva un jeune homme au regard clair, qui avait un bel aspect et une expression de bonté ; il put ainsi se mettre à l’oeuvre. Son tableau représentait Jésus et les onze apôtres, mais il fut obligé de s’arrêter car il ne trouvait pas une personne au regard suffisamment torve et fuyant, lui pouvant servir de modèle pour peindre Judas. Enfin, il la trouva et il se remit à l’oeuvre pour terminer son merveilleux tableau, la Cène. Pendant qu’il peignait Judas, l’homme qui lui servait de modèle commença à pleurer. Léonard lui demanda : “ Pourquoi pleures-tu donc ? ” “ Parce que t’ai servi comme modèle pour Jésus il y a vingt ans : c’est moi, la même personne ! ” répondit cet homme-là. “ Mais vraiment ? Et comment alors en es-tu réduis ainsi ? ” Il répondit : “ Ça a été le péché ! ”
Il s’agit peut-être d’une des nombreuses légendes toscanes, si chères à mamie Rita qui les racontaient toujours à ses écoliers. Toutefois elle décrit bien l’effet du péché sur l’homme. Le péché est comme la lèpre : il défigure le visage d’une personne à un point tel qu’elle devient totalement méconnaissable. L’évangile, aujourd’hui, nous met devant un lépreux qui demande à Jésus d’être guéri et Jésus le guérit. C’est un miracle qui se trouve à cheval entre la période de Noël, pendant laquelle nous avons médité le mystère de l’Incarnation, et le Carême, qui terminera avec la mort et la résurrection de Jésus.
Il s’agit donc de l’humanité qui a besoin d’être libérée de la lèpre du péché. Cet esclavage qui est congénital à l’homme reste pour nous un mystère. C’est un mystère que ce faux concept de liberté, qui se cache derrière toute “ transgression ”, puisse satisfaire l’homme. C’est un mystère que des jeunes s’amusent à détruire et à vandaliser la ville pendant la nuit ; c’est un mystère aussi que de lire dans les journaux les nombreux actes d’agressivité qui sont commis contre soi-même ou contre les autres. Même si le péché a été cloué par Jésus sur la croix, il reste néanmoins présent dans le monde : c’est un mystère ! Comme la lèpre qui, sournoise et destructrice, défigure les traits humains.
Se mettre à la séquelle de Notre Seigneur veut dire défier le désert, où la vie est plus libre mais plus difficile. Dans le désert on fait l’expérience du Seigneur et, tout événement est une bonne occasion pour lui rendre gloire. Dans le désert, la vie est un miracle continuel et nous nous sentons tous des frères. Dans le désert nous sommes disponibles au partage des « sept pains » et des « quelques petits poissons », qui grâce aux maths divines se transforment en abondance, car le Seigneur multiplie pour ceux qui se livrent au partage. À la fin de ses récits, Mme Corsignana qui était grande et forte, me disait au revoir en me serrant fort dans ses bras et je revenais à mes affaires, le coeur rempli de foi et de joie. Voilà les « sept corbeilles pleines » qui me restaient après avoir écouté ses récits.


 

Anna Maria Rossi e Pierluigi Castaldi
via Gaudenzio Ferrari, 29 - 21047 Saronno (VA) ITALY